Trop grand, trop invasif, trop destructeur, c’est ainsi que le collectif « Contre l’enlaidissement de Genève » qualifie le projet de construction aux Allières en haut des Eaux-vives sur la route de Chêne.

Le quartier des Allières est situé à un jet de pierre de la future gare du Léman express, le nouveau pôle ferroviaire. Il va accueillir des immeubles et une tour de 11 étages. 600 logements sont prévus. Le 4 août dernier, le plan localisé de quartier des Allières est entré en force, date à laquelle le  collectif «contre l’enlaidissement de Genève» a manifesté pour la dernière fois. Ce PLQ prévoit la coupe de 22 arbres centenaires.

Pourtant en juin, la ville de Genève annonçait, en grande pompe, vouloir lutter contre les îlots de chaleur en doublant le taux de végétalisation. Pour le collectif « Contre l’enlaidissement de Genève », même si la ville a prévu de nouvelles plantations aux Allières, ce ne sera pas pareil.  Björn Arvidsson, membre du collectif et auteur d’un ouvrage sur la Belle époque de l’ornement à Genève.

Björn Arvidsson

Pour les opposants, la Ville aurait dû préserver le patrimoine arboré et la biodiversité. Comme le patrimoine bâti existant. La loi sur les PLQ doit être modifiée, selon Björn Arvidsson.

Björn Arvidsson

Le collectif s’est aussi battu pour conserver le patrimoine bâti. La propriété du noble exercice du jeu de l’Arc ainsi que trois autres bâtisses datant de 1910. Sans succès. Préserver le patrimoine, une nécessité pour Björn Arvidsson

Björn Arvidsson

Le plan de végétalisation de la Ville de Genève propose de passer de 37% de verdure à 51%, en dégageant une enveloppe de 100 millions de francs. Le quartier des Allières pourrait aisément être transformé en parc tout de suite selon le collectif et servir de lieu de repos aux voyageurs du futur pôle ferroviaire du Léman express.

Björn Arvidsson

De nombreux projets immobiliers sont prévus tout autour des gares du Léman express, à Chêne-Bourg, aux Eaux-Vives et à Lancy.

 

 

 

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